IA OU EN SOMMES NOUS ? – [4] UNE ÉTHIQUE ET UN DROIT POUR L’IA

pexels-photo-129742

Cet article est le quatrième d’une série de 5 articles consacrés à faire le point sur l’intelligence artificielle. Voici la liste des sujets qui seront abordés :

  1. L’IA en quête de définition
  2. Les progrès et les lacunes de l’IA
  3. Les usages
  4. Une éthique pour l’IA
    • Comment répartir équitablement les richesses créées par l’IA ?
    • Comment garantir la neutralité et la légalité d’un système prédictif ?
    • Quelles responsabilités en cas d’accident ?
    • Une nouvelle forme d’assistanat ?
    • Et si l’homme se rapprochait des machines (plutôt que l’inverse) ?
  5. L’IA et le métier du conseil

Ce travail est le fruit d’une collaboration entre P. Lemberger, J. Lepan et O. Reisse.


4. Une éthique et un droit pour l’IA

Face au potentiel disruptif incommensurable de l’IA, l’objectif d’une éthique adaptée à cette nouvelle donne technologique est simple à formuler : elle doit nous permettre discerner où se trouve l’intérêt général en évitant aussi bien l’écueil des peurs infondées et que celui d’un techno-scientisme béat qui voudrait nous convaincre que le progrès technologique à lui seul viendra à bout de tous les maux qui affligent l’humanité.

Certaines questions juridiques soulevées par l’IA sont inédites comme nous le verrons. Les questions éthiques en revanche sont peu ou prou les mêmes que celles qui se posent à toute société qui cherche à concilier démocratie et innovation technologique :

  1. Ou se trouve l’intérêt général lorsqu’une innovation ouvre un nouveau champ de possibles ?
  2. Comment arbitrer entre la nécessité de maitriser les risques que fait naître une technologie et les coûts qu’engendre cette maitrise ?
  3. Comment arbitrer entre les intérêts privés, notamment la préservation de la propriété intellectuelle des investisseurs, et les exigences d’un contrôle démocratique ?
  4. En tant que technologie de l’information, l’IA est-elle susceptible d’affecter certains attributs essentiels de notre humanité comme notre capacité de jugement ou notre libre-arbitre ?

L’éthique, comprise ici comme un ensemble de valeurs, ne formule naturellement aucune réponse directe à ces questions. Elle n’est que l’aiguillon qui doit initier le débat politique et citoyen autour de la question fondamentale qui est de savoir quel futur nous souhaitons construire à l’aide de ces nouvelles technologies.

Parmi les toutes questions éthiques que soulève l’IA en voici cinq qui nous paraissent importantes.

4.1 Comment répartir équitablement les richesses créées par l’IA ?

Continuer la lecture sur Ristretto by weave

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *