Le Big Data s’impose dans la gestion d’actifs

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Le Big Data est d’ores et déjà exploité dans le métier de la gestion d’actifs pour offrir des retours sur investissement plus robustes.

Le flux des données généré par internet peut renseigner sur les indicateurs fondamentaux d’une économie ou d’une entreprise : par exemple les indicateurs d’opinions ou les indices de confiance, ou encore les préférences (recherches) des consommateurs en termes de marques, de produits.

Le secteur de la gestion d’actifs utilise déjà ce flux depuis quelques années. Il peut capturer les tendances sur Facebook, les recherches Google ou analyser de grandes quantités de texte provenant de documents, de présentations des résultats d’une entreprise, de mails. Il applique ensuite les techniques de la « science des données » pour faire la différence entre les signaux générés et le bruit de fond. Cela passe souvent par de l’apprentissage automatique, dans lequel des algorithmes détectent et contrôlent les corrélations faussées. Cette analyse efficace des données suppose l’utilisation de systèmes informatiques de pointe.

L’exploitation des données par des algorithmes Big Data permet de connaître en temps réel la confiance des consommateurs et des entreprises. Par exemple, le flot des recherches effectuées sur Google indique l’évolution de la consommation actuelle ou à venir des ménages : une hausse des requêtes sur les vacances, les voitures neuves ou les crédits immobiliers sont le signe d’une économie en bonne santé.

Il est possible de comparer ces tendances économiques au niveau mondial pour orchestrer la gestion d’actifs. Si les modèles établis se révèlent utiles, seuls les gestionnaires savent analyser et reconnaître les avantages de certains titres en particulier, et gérer le risque global lié au portefeuille.

 [Article identifié sur La Tribune, le 3/10/16].

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